félix

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Combien de vies a-t-il vécues ? Et combien de caresses a-t-il pu murmurer et pour combien d’amantes ? Il y a combien de temps ? On ne sait pas. Il ne reste qu’un peu de ces félicités dans le bleu de son œil. Un écho seulement d’un prénom qui s’oublie. Et qui porte pourtant tout son poids de bonheur caché dans le silence.

La musique s’éteint dans l’image. Aucune mélodie, aucun rythme, aucun cri ne pourra s’échapper. On ne sait pas si quelque corde vibre au moment de la pose ni si quelque ancien rêve d’étreinte et d’abandon s’abime dans l’absence. Les mains sont immobiles et les lèvres sont closes.

A-t-il imaginé des pluies et des pavanes pour ralentir le temps et pour entendre encore les soupirs d’une infante ? Il n’y a pas d’orchestre et personne ne chante. Hormis celle ou celui qui le photographie, nul public. On ne sait pas de quel exil ou de quelle inconstance il n’est pas revenu.

 L’image de Félix est tirée d’un négatif sur verre acheté pont Alexandre III à Paris le 15 août 2014.