des ressemblances

Le plus souvent, je choisis d’aller plus loin que ce que dit l’image, de la lier à d’autres histoires. À la mienne d’abord, parce que c’est la seule que je connaisse. Chacun des personnages d’Immortalités me ressemble. Un peu ou beaucoup. Ou ressemble à quelqu’un, quelqu’une qui passa dans mon histoire.

Lier, aussi, chaque texte à d’autres textes. Au sens large : à d’autres œuvres littéraires, à des musiques, à des œuvres d’art, à des lieux. Pour ça, inscrire de multiples façons un intertexte dans chacune des fictions. Par le choix des prénoms, par une citation cachée (plus ou moins), par une référence implicite ou explicite à un auteur, un artiste. Comme s’il s’agissait d’inscrire d’autres immortalités dans celles que je fabrique.

S’instaure ainsi, du moins est-ce ce que je souhaite, un jeu de ressemblances et d’assemblances, certaines lisibles, détectables, d’autres pas. Ce qui, de fait, importe peu, l’essentiel étant la nécessité pour moi d’ancrer ces fictions dans une vraisemblance non pas littérale (quoique), mais littéraire. Comme s’il s’agissait d’extraire les personnages du réel des personnes qu’ils représentent, pour leur donner une vraie substance fictionnelle.

2015.07.12