camille

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Il y a trop de lumière, il y a trop de blanc. Tout cela qu’on pourrait appeler la pureté, mais n’est qu’incertitude. On ne sait pas quelles îles s’imprécisent, là-bas. Il y a seulement cette lumière qui étrécit le regard appelé par la mer ou le ciel, le naufrage ou l’envol. On ne sait pas quel sens prendra le mot désir.

L’adolescence est encore loin. Le temps n’est pas venu de choisir les musiques et les poèmes qui enivrent. Y aura-t-il même quelque ivresse ? On ne sait pas. Mais déjà l’horizon pourrait être un miroir. Et les bras se tendraient sur la barre. Et les jambes esquisseraient un plié. Comme s’il fallait s’apprêter à la danse. Apprendre la souffrance du corps qui se soumet à la règle du genre. Pour devenir étoile. Ni fille ni garçon, étoile seulement.

Car un prénom ne dit pas tout l’improbable des amours et tout l’incertain des plaisirs. Et ce cœur que le soleil imprime sur le pied sera bien effacé lorsque viendront les nuits fauves. On ne sait pas comment l’identité se noie dans le ciel et la mer confondus.

L’image de Camille est tirée d’un négatif sur verre acheté au Marché Vernaison à Saint-Ouen le 31 août 2014